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Ferroviaire : un secteur qui recrute et pas seulement à la SNCF

  • Ferroviaire : un secteur qui recrute et pas seulement à la SNCF

    Ferroviaire : un secteur qui recrute et pas seulement à la SNCF

    Le transport ferroviaire emploie plus de 160 000 personnes et réalise plusieurs milliers de recrutements chaque année sur des métiers variés. Des débouchés pas seulement à chercher à la SNCF car le secteur s’ouvre à de plus en plus d’entreprises…

     

    Vous aimez les métiers de terrain, d’action, vous avez une formation technologique et surtout… vous aimez les trains. Saviez-vous que le ferroviaire recrute plusieurs milliers de personnes chaque année ?
    Des conducteurs biens sûr, mais aussi des opérateurs qui préparent les trains, des agents de circulation qui s’occupent des aiguillages ou organisent les horaires, et aussi de nombreux techniciens de maintenance qui doivent entretenir la signalisation, les locomotives, les gares, les voies, et même des ingénieurs.

    L’Onisep vient de publier avec l’Association pour le développement des formations et la promotion des métiers du ferroviaire (ADFPMF) un « Zoom métiers » intéressant sur « Les métiers du ferroviaire ».

     

    Des employeurs bien plus diversifiés qu’on l’imagine

    Premier enseignement : l’emploi n’est pas limité à la SNCF qui, certes, reste un gros recruteur, mais il est aussi à chercher dans les autres entreprises ferroviaires qui se font peu à peu une place en France et notamment :
    – dans le groupe Eurotunnel qui assure les liaisons du tunnel sous la Manche ;
    – chez Thello, qui exploite des lignes vers l’Italie ;
    – Chez DB Euro Cargo Rail, qui fait du transport de marchandises sur toute la France (un secteur déjà libéralisé) ;
    – chez VFLI, qui fait du transport de marchandises sur des sites industriels privés ;
    – Chez Transdev, qui exploite deux lignes de trains de voyageurs en Bretagne.

    Et ce paysage devrait encore s’étendre avec la perspective de l’ouverture à la concurrence des lignes de voyageurs…

     
    Des emplois pour quels profils ?

    Les profils attirés par la technologie, le monde industriel, le transport, la logistique (car à côté des trains de voyageurs, il y a les trains de fret), l’électronique ou la maintenance sont bien évidemment appréciés. Le Zoom de l’ONISEP brosse le portrait de 25 jeunes professionnels dont beaucoup sont issus d’un bac pro ou d’un bac technologique (notamment STI ou STI2D).

    Cependant, on découvre aussi des parcours beaucoup plus atypiques comme celui de Mandy Baudemont, 29 ans, conductrice de navettes chez Eurotunnel qui a fait un master de langues étrangères et traduction et a commencé chez Eurotunnel en contrat étudiant…

     

     
    Beaucoup de formations internes

    En réalité, la plupart des entreprises recrutent sur (nombreux) entretiens et tests psychotechniques, puis assurent en interne des formations rémunérées pouvant durer jusqu’à un an.

    Si cet univers vous attire, cela peut donc valoir le coup de vous renseigner, d’autant que les niveaux de diplômes exigés ne sont pas forcément très haut. Pour un poste de conducteur, le bac est en général exigé mais certaines entreprises prennent à partir d’un CAP (si vous démontrez toutefois de bonnes aptitudes à l’application de consignes précises, de la rigueur et un bon sens de la responsabilité).

    Le niveau bac+2/3 peut permettre d’accéder à d’intéressants métiers dédiés à la circulation ferroviaire : aiguilleur, planificateur (pour gérer le personnel de conduite des trains), coordinateur ferroviaire.

     

     
    Quelques diplômes spécialisés

    Il existe tout de même quelques diplômes particulièrement appréciés dans le ferroviaire, surtout si on peut les préparer en apprentissage dans une entreprise du secteur :
    – le bac pro maintenance des équipements industriels (MEI) et le bac pro électrotechnique, énergie, équipements communicants (ELEEC) ;
    – le BTS maintenance des systèmes (ex maintenance industrielle), option système de production, le BTS électrotechnique option énergie BTP ;
    – la licence professionnelle gestion des circulations publiques et privées (du Cnam Paris et Bordeaux), la licence pro infrastructures et signalisation, ou licence pro de maintenance…
    – Deux écoles d’ingénieurs, l’Estaca et l’Isat de Nevers sont spécialisées dans les transports et ont une spécialisation ferroviaire.

    Ces diplômes (notamment les bac+2:3) peuvent vous donner accès aux postes de techniciens supérieurs de maintenance, de responsables d’équipe, d’aiguilleur ou de contrôleur de la circulation.

     

     
    Rigueur, sens de la sécurité, travail décalé

    Les témoignages soulignent cependant les spécificités de ces métiers : ils exigent tous beaucoup de rigueur pour respecter les nombreuses consignes de sécurité, le sens de la responsabilité et de la disponibilité pour travailler souvent en horaire décalé, 7 jours sur 7, de jour comme de nuit… car les trains circulent 24h/24 ne l’oublions pas.

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