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Comment sera le train du futur ?

  • Comment sera le train du futur ?

    Comment sera le train du futur ?

    Le train du futur sera électromagnétique et les différentes compagnies s’arrachent dés aujourd’hui le marché. Toutes n’ont qu’un seul objectif en tête : concurrencer l’avion. De projets en prototypes, à quoi ressemblera le train de demain ?

     

     

     

    La sustentation magnétique, concept du train du futur
    L’électromagnétisme sera donc la clé de voûte des transports ferroviaires de demain. Son principe de base est commun à tous bien qu’il existe quelques subtilités et adaptations en fonction des compagnies. Concrètement, ce train du futur repose sur un phénomène qui consiste à utiliser les forces magnétiques pour se déplacer.

    Sans contact avec les rail puisqu’en lévitation, il permet de supprimer tout frottement ou résistance au roulement, ralentissant la vitesse des trains actuels, et expliquant parallèlement les vitesses impressionnantes que ces trains peuvent atteindre !

    De ce principe découle deux déclinaisons : l’électromagnétisme et l’électrodynamisme.

     

     

     

    Le Maglev Japonnais et le système électrodynamique
    Le nom “Maglev” provient de l’anglais “Magnetic Levitation” qui consiste à surélever le train d’une dizaine de centimètres du sol grâce à des couples d’aimants se repoussant. Il désigne le train japonnais de la compagnie Central Railway Japan. Il devrait relier Tokyo à Nagoya et entrer en exploitation en 2027. Il utilise des aimants supraconducteurs fabriqués dans un alliage de niobium et de titane, qui doivent être maintenus à une température extrêmement faible (-269°C) afin de conserver la supraconductivité, c’est à dire une résistance quasi nulle au passage du courant. Cette technologie a permit au prototype de ce train d’atteindre les 603 km/h pendant 10 secondes lors d’un test. En moyenne, sa vitesse devrait avoisiner les 500km/h, soit 286 km parcourus en 40 minutes.

    Des performances qui ont bien sûr un coût : pour mener à bien ce projet de “Linear Shinkansen” et le rendre efficient, la compagnie Central Railway Japan devrait investir 70 milliards d’euros, car cette technique entraîne des aménagements extrêmement importants par rapport au TGV japonnais actuel.

    Le Series L0 aspire donc à être le remplaçant du fameux Shinkansen, le pionnier des trains à grande vitesse, inauguré en 1964.

    Actuellement, le Japon est le seul pays à maîtriser cette technique et à faire de réelles avancées sur le projet.

     

     

     

    Le Transrapid allemand et l’électromagnétisme
    Le Transrapid est le concurrent allemand de Maglev, porté par le duo ThyssenKrupp-Siemens et repose lui aussi sur la sustentation magnétique. Il est entièrement automatisé, et piloté à distance grâce à un centre de contrôle. Ce train circulant au-dessus d’un monorail devrait relier Munich Sud à son aéroport (37 kilomètres), en une dizaine de minute.

    La lévitation du Transrapid est également permise grâce à des electro-aimants placés sous le train qui interagissent avec un monorail. Pour qu’il puisse léviter à 1 centimètre, il faut que la force magnétique compense exactement la gravité.

    Néanmoins ce train est un projet qui a récemment été avorté, à cause de ses coûts de réalisation élevés, entre 3,2 et 3,5 milliards d’euros. Pourtant, depuis 2002 il relie un quartier de Shanghai à l’aéroport, situé à 30 kilomètres de distance, même si la prolongation de la ligne a été gelée suite à des craintes d’éventuelles radiations magnétiques. Devant les difficultés à le vendre à l’étranger, notamment à cause d’une mauvaise image issue d’un accident ayant causé la mort de 23 personne, le gouvernement allemand a préféré abandonner le projet.

     

     

     

     

    L’hyperloop, le fantasme américain
    L’hyperloop c’est le rêve américain d’Elson Musk, le fondateur de Paypal et Tesla, qui souhaite lancer un train propulsé sur cousins d’air à des vitesses oscillant entre 1200 et 6 500 km/h, le tout dans un tube géant à basse pression, alimenté par des énergies renouvelables. Il devrait pouvoir effectuer la liaison entre San Francisco et Los Angeles, les mettant à 35 minutes l’une de l’autre, contre 1h30 actuellement en avion. Malgré les prouesses que ce projet représente, le prix du billet ne dépasserait pas les 25 dollars l’aller simple.

    Ce train futuriste prendra la forme d’une nacelle propulsée grâce à un système électromagnétique donc mais dans un tube cette fois. De l’air à haute pression projeté contre les parois empêcherait toutes frictions avec la nacelle. De plus, il présente un coup énergétique faible puisqu’il serait auto-alimenté, grâce à l’énergie récupérée de panneaux solaires situés au dessus du tube. Elle pourra transporter quatre à six occupants par nacelle et 28 passagers au total.

     

    Ce concept se rapproche fortement des trains hypersonics de l’entreprise américaine ET3. Ceux-ci seraient capable de relier Kiev à Pékin en seulement une heure mais permettraient aussi de faire le tour du monde en seulement 6 heures ! Ce projet serait rendu possible grâce à une vitesse allant jusqu’à 6.500 km/h.

    Par ailleurs, ce mode de transport s’avérerait 50 fois moins cher que la voiture ou le train électrique et serait aussi beaucoup moins polluant que l’avion !

     

     

     

    L’avion train
    Cet hybride qui comprend une aile volante, une cabine de pilotage, des moteurs, un train d’atterrissage mais aussi des nacelles capables de voyager sur le rail, est le projet audacieux de Claudio Leonardi, ex-pilote, chef du projet Clip-Air à l’EPFL. Les nacelles auraient la longueur d’un wagon de chemin de fer, ce qui permettrait à ce transport modulaire de se rendre directement en ville et de quitter l’infrastructure aéroportuaire, à l’inverse de l’avion.

    Comptez néanmoins encore 15 à 20 années avant d’arriver à des applications dans la vie de tous les jours. En attendant, un prototype de 6 à 7 mètres devrait être construit prochainement.

    Si les progrès technologiques se développent à grande vitesse, les coûts représentent un réel frein. Actuellement, de nombreux projets sont en cours mais la Chine demeure le seul pays au monde où la sustentation électromagnétique est exploitée commercialement, sur une liaison d’une trentaine de kilomètres entre Shanghai et son aéroport.

     

    Source: Megamark

     

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