fren

CAF Bagnères compte sur la reprise du marché

  • CAF Bagnères compte sur la reprise du marché

    CAF Bagnères compte sur la reprise du marché

    Frôlant le chômage technique il y a quelques années, l’héritier des usines Soulé — fondées en 1862 à Bagnères-de-Bigorre et reprises par CFD en 1992, puis par CAF en 2010 — a réussi à maintenir son activité, du moins partiellement, mais espère aujourd’hui remporter de nouveaux marchés pour pouvoir grossir et exploiter ainsi tout son potentiel.

     

    Sans pour autant représenter un «danger» pour ses concurrents, selon son directeur, Vicente Alzugaray, qui estime qu’«on est compatibles».
    «On vise 100 millions d’euros sur un marché à 200 milliards d’euros, cela ne représente que 5 % du marché. C’est raisonnable mais peu. Il faut que l’on grandisse, ça ne ferait pas mal aux autres mais ça ferait du bien au territoire», confie le directeur de CAF France. C’est dire si l’entreprise française compte sur la reprise du marché avec notamment les nouveaux projets de tramway de Montpellier et de Nantes dont les appels d’offres respectifs pourraient être lancés prochainement.

     

    D’ici là, le Grand Paris et l’agglomération marseillaise devraient aussi faire leur choix parmi les candidats pour la construction des rames du Grand Paris Express (métro), pour le premier, et du tramway, pour la seconde.

     

     

     

    Pour de nouveaux contrats
    En attendant, dans l’usine bagnéraise de CAF France, les équipes s’affairent autour des rames du métro de Lyon pour leur donner une nouvelle jeunesse et celles du tramway de Newcastle (Australie) dont la construction lui a été confiée par CAF. «C’est une commande que l’on récupère de la maison mère en Espagne, en surplus de travail en ce moment. Si ce type de transfert reste exceptionnel, il faut dire que ça nous aide. La période qui suit les élections présidentielles est toujours très calme», analyse V. Alzugaray.
    Une accalmie qui aura trop duré pour CAF France qui doit impérativement décrocher de nouveaux contrats pour survivre. «Aujourd’hui, nous avons quelques chantiers en cours mais en 2018, on va finir la rénovation des 36 rames du métro de Lyon, la construction des 16 rames du tramway de Saint-Étienne et les 6 rames du tramway de Newcastle. Il ne nous restera que la construction des 12 locotracteurs pour la RATP que l’on démarre fin 2018 pour terminer mi-2020. Pourtant, on peut faire bien plus. On a de la place et en termes de personnels, on peut monter jusqu’à 120 (contre 97 actuellement) sans modifier notre structure», détaille V. Alzugaray.

     

    L’appel est lancé. D’ores et déjà, la sous-préfète s’est dite «époustouflée» par les compétences et le potentiel de l’entreprise bigourdane. Reste à convaincre le marché.

     

     

     

    Source: La Depeche

Retour