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Alstom guette la commande du Grand Paris Express

  • Alstom guette la commande du Grand Paris Express

    Alstom guette la commande du Grand Paris Express

    L’usine de Petite-Forêt, près de Valenciennes, attend avec impatience l’officialisation d’un contrat qui doit consolider son plan de charge.

     

     
    Le contrat pour la fourniture des métros du Grand Paris Express tend les bras à Alstom, mais le constructeur ferroviaire, et plus particulièrement son usine de Petite-Forêt, près de Valenciennes, vont devoir patienter encore un peu.  Début mai , la Société du grand Paris (SGP) avait indiqué qu’Alstom était « pressenti » pour remporter le marché des rames destinées aux lignes 15, 16 et 17 du futur réseau de métro automatique dont la construction a été lancée autour de Paris. Une commande qui pourrait atteindre jusqu’à 1,3 milliard d’euros.
    Le 10 juillet, la région Île-de-France a débloqué 680 millions pour financer une première tranche de 53 rames. Ne manquait plus pour officialiser le contrat qu’une réunion fin juillet du conseil de surveillance de la SGP… qui n’a finalement pas eu lieu, et a été semble-t-il reporté à début septembre.

     

     

    Chômage partiel
    Ce n’est que partie remise, et ce contrat devrait marquer une nouvelle étape dans le  retour à meilleure fortune du site de Petite-Forêt, actuellement frappé de chômage partiel. « Il viendra consolider notre carnet de commandes, qui nous assure déjà de la visibilité pour les cinq à six ans à venir, avance Olivier Baril, le directeur de l’usine. Sans oublier que certaines tranches conditionnelles de contrats déjà signés peuvent être levées ».

    Spécialisé dans les TGV, métro, tram trains, trains suburbains deux niveaux – de la conception à la production en passant par le développement et les essais, ce site réalise actuellement pour le métro de Paris une première tranche de 55 rames, sur un contrat de 217 signé en 2015.

     
    Plusieurs contrats en cours
    Il y a ensuite les 90 rames « M7 », un train à deux niveaux pour les chemins de fer belges en consortium avec Bombardier. Et enfin 71 rames pour le RER NG (nouvelle génération) pour la SNCF en Île-de-France, là encore avec Bombardier, sur un contrat portant sur un total de 255 rames, signé début 2017.

     

    Par ailleurs, trois autres projets ont été lancés, portant sur 30 trains pour le métro de Lyon, 10 pour celui de Hanoï, et les 32 rames confirmées en avril dernier pour le Citradis-Dualis, un tram train pour la région Île-de-France.

     

     

     

    Un plan d’investissement en cours
    En raison du décalage entre la signature des contrats et l’entrée en production (entre 18 mois et deux ans), avec toute la partie conception et développement entre les deux, le site a eu un creux de la vague en termes de production depuis l’automne 2016. cela s’est traduit par du chômage partiel pour les ouvriers (200 personnes sur un effectif actuel de 1.120). « Mais cela ne concerne plus pour l’instant que 40 personnes, qui devraient retrouver le plein-emploi au plus tard au premier trimestre 2019 », assure Olivier Baril.

     

    Le site qui a recruté 151 personnes ces trois dernières années essentiellement des cadres et ingénieurs, a lancé récemment le recrutement de 60 postes en soudure et en logistique. Une deuxième vague pourrait être lancée en fonction de la montée en cadence. Confiant sur ses perspectives d’avenir, le site valenciennois a lancé il y a 18 mois un programme d’investissement de 40 millions d’euros sur cinq ans.

     

    Source: Les Echos

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