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Accident de Brétigny : une nouvelle expertise confirme un problème de maintenance

  • Accident de Brétigny : une nouvelle expertise confirme un problème de maintenance

    Accident de Brétigny : une nouvelle expertise confirme un problème de maintenance

    Un expert en métallurgie, mandaté par la justice, confirme que le déraillement d’un train Intercités qui a fait sept morts le 12 juillet 2013 est dû à un problème de maintenance des voies.

     
    L’accident ferroviaire de Brétigny, qui a fait sept morts et une trentaine de blessés le 12 juillet 2013, est bien dû à un problème de maintenance des voies. À l’issue d’une nouvelle expertise métallurgique demandée par la SNCF, et dont Le Parisien-Aujourd’hui en France a pu consulter les conclusions, l’expert confirme que la fissure constatée sur un aiguillage qui a conduit au déraillement du train provient « d’un ensemble de désordres sur la TJD (NDLR : aiguillage) (manques de pièces, desserrages, danses des bois…) qui témoigne d’une certaine vétusté des différents éléments en présence ».

     

    « C’est cet ensemble de désordres qui, associé aux sollicitations en service (passage de trains), a provoqué l’amorçage et la propagation des fissures », écrit l’expert. Des conclusions à l’opposé de la thèse défendue par la SNCF.

     

     

    L’expert écarte un défaut de l’acier
    Depuis le début de l’enquête, la compagnie ferroviaire estime que cette fissure s’est développée de manière rapide et brutale et qu’elle était imprévisible. En février 2016, l’entreprise avait d’ailleurs demandé une expertise complémentaire pour rechercher un éventuel défaut dans l’acier. D’abord rejetée par les trois juges d’instruction d’Evry en charge de l’enquête, cette expertise avait finalement été accordée par la chambre de l’instruction en mai 2017.

     

    Dans son rapport, l’expert écarte un défaut de l’acier et écrit : « En conclusion, nous pouvons dire que les microporosités/porosités observées dans le matériau […] sont caractéristiques de défauts de fonderie rencontrés communément lors de l’élaboration de ce type de pièce. »

     

     

    Seules deux personnes morales mises en examen
    « Un an et demi d’attente pour obtenir des conclusions qui étaient déjà connues, c’est extrêmement dur à avaler pour les victimes », s’agace Me Chemla, avocat de l’association des victimes de Brétigny.

     

    Dans cette affaire, seules deux personnes morales ont été mises en examen pour homicide et blessures involontaires : la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), devenu SNCF réseau, en charge d’entretenir les voies. Par ailleurs, trois cheminots de la SNCF chargés de la surveillance des voies au moment du déraillement ont été placés sous le statut de témoin assisté. « Cela ne nous convient pas, a d’ores et déjà prévenu Me Chemla. Nous estimons que dans ce dossier il y a suffisamment d’éléments pour poursuivre des personnes physiques. »

     

     

    Sollicitée, la SNCF n’était pas en mesure mercredi soir de réagir dans l’immédiat à cette information.

     

    Source: Le Parisien

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